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quelle méthode est la plus efficace dans le combat contre le surpoids? Dans une étude faite en 2003, des femmes en surpoids important (BMI moyen de 33.6) mais en bonne santé ont été soumises pendant 6 mois soit à un régime Low Carb ou à un régime basses calories avec 30 % de teneur en graisse (ce qui correspond à un régime Low Fat). Les personnes testant le régime Low Carb pouvaient manger autant qu’elles le souhaitaient. Cependant, elles ont atteint une perte de poids (8,5 kg contre 3,9 kg) et une perte de graisse (4,8 kg contre 2,0 kg) plus de 2x supérieurs à celles du groupe testant le régime Low Fat ! Ces résultats étaient très significatifs avec une fiabilité de 99,9% (p<0.001) pour la perte de poids et de 99% (p<0.01) pour la perte de graisse. Par contre il n’a été démontré aucune différence quant au risque de maladies cardio-vasculaires. (Brehm et al, 2003. J Clin Endocrin Metab)Une méta-analyse plus récente d’études similaires a confirmé ces résultats (Nordmann et al, 2006. Arch Intern med): les régimes Low Carb, avec modes alimentaires à valeur énergétique non réduite, sont au moins aussi efficaces que les régimes à valeur énergétique réduite Low Fat pour les pertes de poids réparties sur plus d’une année. La seule restriction étant que par une alimentation Low Carb, les changements avantageux pour la santé des taux de triglycérides et de cholestérol-HDL peuvent être accompagnés par des changements potentiellement négatifs du cholestérol-LDL. Par conséquent, il faut peser le pour et le contre de ces deux effets opposés pour chaque cas. Les personnes en surpoids ayant des problèmes de cholestérol devraient faire attention à ce point, même si depuis peu, les scientifiques en alimentation ne considèrent plus le cholestérol LDL, mais l’oxydation du cholestérol-VLDL comme négative pour la santé. Entre-temps, une deuxième méta-analyse a également révélé qu’un régime Low Carb, riche en protéines influence positivement le poids et la composition corporelle - indépendamment de l’apport énergétique total! (Krieger et al, 2006. Am J Clin Nutr)En plus d’un meilleur contrôle pondéral – ou à la suite de celui-ci – il est également démontré que en ce qui concerne les lipides sanguins, les régimes Low Carb sont plus bénéfiques pour la santé que les régimes Low Fat. Ce qui est particulièrement remarquable, c’est que même le régime dit DASH (Dietary Approach to Stop Hypertension) – également un régime spéciale dans le but de diminuer la tension artérielle – est à cet égard moins efficace qu’un régime Low Carb, riche en protéines et même qu’un régime Low Carb, riche en lipides. Ces résultats ont récemment été confirmé de manière impressionnante dans une étude sur des patients ayant des problèmes de tension artérielle, dans laquelle un régime Low Carb combiné avec le médicament reconnu Orlistat a été comparé avec un régime Low Fat. Malgré une perte de poids respectable de 10% dans les deux groupes de test pendant une année sur un total de 146 participants en surpoids, 21% seulement des patients prenant l’Orlisat en parallèle d’un régime Low Fat on pu réduire la prise de leur médicament contre l’hypertension, voire l’arrêter contre 46% du groupe suivant le régime Low Carb (sans Orlistat) ! (Yancy et al, 2010. Arch Intern Med)Certes, l’obésité en tant que telle est un facteur de risque pour la santé cardiovasculaire. Mais cependant, c’est un fait que jusqu’à présent un régime basses calories était considéré comme le bon moyen pour réduire l’obésité et la masse graisseuse. En conséquence, le régime alimentaire faible en graisse était recommandé car, en raison de la valeur calorique 2 x plus élevée par rapport aux protéines et aux glucides, il est plus facilement réalisable. La graisse est toujours partiellement considérée comme inutile, voire même comme malsaine dans notre alimentation, alors que les glucides sont vus comme sains (céréales complètes, muesli, etc..). Mais les temps changent…. Enfin, il est fait une fois de plus référence à un mode d’alimentation de chasseurs-cueilleurs, qui est considéré comme riche en viande et en matière grasse, mais comme non-athérogène (épaississement/durcissement des parois artérielles). En comparaison avec l’alimentation actuelle dans les pays industrialisés, un régime de chasseurs-cueilleurs était riche en protéine (19-35%), relativement pauvre en glucides (22-40%) et riche en lipides (28-58%). Cependant avec des différences significatives en ce qui concerne la qualité des graisses, avec une teneur élevée en graisses mono-insaturées et poly-insaturées ainsi qu’un meilleur rapport entre les acides gras oméga-3 et oméga-6. Un tel régime a également été associé à une consommation plus élevée d’antioxydants, de fibres alimentaires, de vitamines et de composés végétales secondaires, mais également à des facteurs encore plus décisifs tels qu’une augmentation de l’exercice physique, moins de stress, pas de tabagisme, un tout qui jouait probablement un rôle de manière synergétique. (Cordain et al, 2002. Eur J Clin Nutr) Des recommandations de produit pour vôtre contrôle de poids vous trouverez ici... |